On dit que les trois obstacles que Shiva rencontre représentent les aspects de notre vie qui nous empêchent d’atteindre la paix intérieure. Le tigre est symbole de nos désirs. Le serpent représente l’attachement et le nain symbolise l’ignorance. Dans cette histoire, Shiva nous montre un aspect positif de la destruction. Sa danse est le plus bel exemple de ce mouvement constant, du changement permanent auquel on est soumis. Comment avancer ? Comment réagir face aux désirs, à l’attachement, à l’ignorance ? Shiva répond : en dansant !
Aujourd’hui, lorsqu’on pratique le yoga postural, on bouge au rythme de notre souffle. Peu à peu, une danse se met en place. Au milieu de ce mouvement, le mental s’apaise. Le calme règne au sein du mouvement. L’inverse est également vrai. Lorsque nous nous asseyons pour méditer, ou qu’on s'installe dans la relaxation finale, nous sommes témoins du mouvement intérieur (la respiration, nos organes, notre mental…) alors que le corps est immobile. Colette Poggi nous rappelle cette citation du yogin Gorakṣa (XIIe s.) « Le yogin, parfaitement conscient de son corps, est celui qui connaît le mouvement et l’immobilité au centre du corps. ». Ainsi, la prochaine fois que vous pratiquez du yoga, pensez à Nataraja, Seigneur de la danse. Celui qui nous rappelle que nous pouvons danser au rythme de l’univers.
Plus d’histoires dans Histoires du Mahabharata, une philosophie de yoga. Laura Arley aux Éditions des Équateurs, 2023.
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